De retour sur ma chaise depuis trois semaines. Dur dur d’être ortho.

J’ai recommencé sans motivation aucune, et puis petit à petit mon nouveau planning commence à faire son effet. Je ferme tous les soirs à 17h30, sauf le mercredi bien sûr, mais difficile de faire quoi que ce soit de potable au niveau horaire sur ce jour maudit.

J’ai réduit à 50 rendez-vous, pas un de plus.

Pas de liste d’attente, histoire de ne pas avoir l’impression d’être écrasée et harcelée. Je prends les patients au fur et à mesure des appels. Ceux qui tombent à un moment où un créneau va se libérer peuvent aussi aller jouer au loto ; ce sont des chanceux.

Pour être sure de tenir j’ai calé des activités afin de ne pas être tentée d’en faire plus.

Lundi soir ; marche avec une copine instit (ben oui quoi.. j’ai des copines instit, si, si).

Mardi ; piscine avec une copine dentiste qui dégoupille comme moi.

Jeudi ; danse avec mon homme.

Vendredi je sors plus tôt ; 17h, pour me mettre en cuisine car je reçois des amis tous les vendredis soir. Les invitations sont calées jusqu’en décembre comme ça pas de tentation de rester plus longtemps au boulot.

Je suis obligée de me mettre des limites, sinon je me connais je vais encore bosser, bosser, bosser.

 Signe que les affaires reprennent, les coups de téléphone exaspérants s’enchainent. Hier j’en ai eu un assez unique qui m’a permis de constater que mon humour grinçant n’était pas complètement émoussé ;

      - Allo Madame l’orthophoniste, je voudrais un rendez-vous pour mon fils…bla bla bla….. bla bla bla….. (description des troubles divers et variés ) et aussi j’aimerais que vous le preniez sur le temps scolaire mais comme je travaille il faudra que vous alliez le chercher à l’école.

         -Je le fais diner et je le mets en pyjama aussi ?