Orthophonie. Desperate orthophoniste.

02 avril 2014

Dommage............

Bon, ben c'est raté.

A moins d'une révolution on va se la cogner jusqu'en 2017 la Marisol.

 

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01 avril 2014

Bye Bye Marisol

Enfin, notre cher Président, monsieur Normal  Premier a décidé de changer les choses. A mon avis on ne verra pas vraiment la différence, sauf que, enfin, on va nous débarasser de ce boulet incompétent qu'est Marisol. Du moins je l'espère. Mr Nouveau premier ministre ne voulant pas que son gouvernement ressemble à une grosse farce les résultats ne seront connus que demain.

Je rêve d'un futur sans Marisol. Physiquement déjà j'ai du mal. Les yeux de poisson frit, derrière lesquels on peut apercevoir le vide sidéral de la pensée.. très peu pour moi.

Je lui ai écrit à Marisol. Pour lui expliquer que mon généraliste adoré, compétent et tout et tout, venait de prendre sa retraite. Que le copain du secteur sur lequel je comptais me rabattre a décidé de finir l'année 2013..... au cimetière. Que maintenant le seul cabinet qui m'a proposé un rendez vous me l'a fixé pour le 13 Juin 2021 à 22h 30. Bref, j'ai plus de toubib et personne ne veut de moi.

J'ai pourtant essayé de me vendre, j'ai fait une promo d'enfer; "promis, je suis pas pénible, juste deux fois par an pour renouveler mon traitement à vie et faire un contrôle sanguin en lien avec le dit traitement, et une petite gripette tous les deux ou trois ans". Pour le reste je me débrouille avec mon pharmacien, les bons conseils de ma mère et de ma grand mère et les trucs et astuces de Femme Actuelle. Malgré une campagne orchestrée de main de maitre aucun cabinet n'a voulu de moi.

Alors, comme je vous le disais, j'ai écrit à Marisol. Pour lui raconter, et lui demander un petit coup de main.

Je vous livre sa réponse; "..............................................................................................."

 

 

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04 février 2014

Une bonne chose de faite.

 

Il y avait longtemps que je voulais me le payer celui-là. A force d’échanges polis dans une ambiance hypocritement glaciale, je commençais sérieusement à sentir mes rouages internes chauffer et monter en puissance. Je me disais que le premier qui allait partir en vrille  et se ridiculiser serait le grand perdant de l’affaire et je craignais, vu ma grande gueule, d’être celle qui allait faire les frais de ces rapports détestables.

D’équipes éducatives en équipes éducatives, j’ai pilé tellement  de poivre que j’ai de quoi fournir la France entière pour le siècle à venir.

Mais hier ; JE L’AI EU !!! Et en beauté. Il ne l’avait pas vu venir celle-là (moi non plus d’ailleurs pour être franche).

Donc, sans se soucier du travail fait en libéral, ce cher psy scolaire tente tout pour détourner le patient du droit chemin, avec un peu de menace au passage, en vue d'une expédition en recommandé au CMPP.

Je rétorque que dans ce cas précis le CMPP ne me semble pas être la structure appropriée et explique à la famille qu’elle devra renoncer à tout son réseau libéral pour des soins réduits à la portion congrue, en moyenne une séance de n’importe quoi par semaine, sans compter les congés du personnel, les heures de réunion et j’en passe, ce qui fera une moyenne de deux séances par mois, hors vacances scolaires.

Sourire glacial, yeux en forme de mitraillette, ce charmant personnage me rétorque que mon opinion sur les CMPP il la connait, il s’en moque  ….. et j’en passe.

Je le laisse finir sa tirade et je lui cloue le bec (sourire mielleux de rigueur plaqué sur le visage) ;

-je me garderai bien de donner un simple avis, dans ce cas précis je ne parle que d’expérience.

Et là, ce que j’attendais depuis longtemps est enfin arrivé ; un pétage de plombs magistral, une vrille digne des plus grandes montagnes russes, un looping encore plus beau qu’au salon du Bourget, une merveille....

C'est qui qui a l'air d'un c... maintenant ? Franchement, pour un psy, perdre la maitrise à ce point, ça interroge.

 

 

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14 novembre 2013

ASE, Sauvegarde et autres...

Famille d’accueil……….. famille d’écueil ?

Pour commencer, je vais préciser que certaines familles d’accueil méritent une médaille (avant de me faire lyncher par ceux qui penseront que je généralise). Mais ce n’est pas de celles-là que je vais parler. Quand tout va bien il n’y a rien à dire.

L’ASE est en manque de familles. Elle recrute à tours de bras et pas toujours avec discernement.Dans mon bled, il y a quelques années une famille a embrassé cette carrière et a fait des émules. Résultat, il y a fort taux d’accueillants autour de mon cabinet et comme il est de notoriété publique que les enfants placés souffrent de toutes sortes de carences et de troubles je les vois débarquer au cabinet.

Cette année j’ai eu mon compte et dans le lot quelques situations gratinées…. au niveau des familles.Il m’a fallu une bonne dose d’abnégation et surtout une prise de recul comme j'ai rarement eu à le faire,.

Difficile de rester de marbre devant la souffrance de certains enfants et la connerie en barre des familles qui sont censées les aider (j’ai pas écrit « aimer », c’est pas dans le contrat de toutes façons).

Pour commencer je peux attribuer à certaines familles le plus fort taux d’absentéisme de l’année, et pour les excuses données j’ai un bon paquet d’absurdités et de mensonges en tous genres.Forcément, ce ne sont pas leurs enfants, alors on va pas trop se casser la tête non plus. Si la copine Machine s’est pointée à l’improviste pour boire un petit café, pas grave, on va dire à l’orthophoniste que le chien a bouffé les clés de la voiture. Et ça, c’est quand on se donne la peine de prévenir.

Il y a celle qui débarque à chaque séance l’air épuisé, disant que vraiment c’est dur dur, qui se plaint à longueur de temps de la charge que représentent ces enfants et tente régulièrement de me caser les deux à la fois dans le bureau parce que ça l’enquiquine de poireauter. A  l’équipe éducative, en présence de l’ASE, elle nous la joue « super nanny », pleine de peps, hyper fastoche. Je me demande si, par cette double attitude, c’est moi qu’elle cherche à blouser pour justifier ses absences ou si c’est pour donner le change à l’ASE. En tous cas, ces changements d’humeur subits me posent question.

Il y a celle qui habille les gosses comme des couvertures de « Vogue » et ne tolère aucune tâche, allant jusqu’à m’interdire de les faire dessiner et de faire de la DNP. Elle ne rechigne pas non plus à se faire appeler « maman » par les petits.

Il y a celle qui accueille depuis un an un enfant mutique (gros souci neuro mais l’ASE refuse que le diagnostic soit communiqué à la famille) et ne veut pas entendre parler du MAKATON. «  Faudrait voir à pas exagérer non plus, on n’est pas payés pour ça ». Pourtant, le gamin accrochait vraiment bien, mais ne pratiquer qu’avec moi n’avait aucun sens.

Il y a cette famille qui devant l’ASE la joue francophone à fond, qui vient de recueillir deux petits étrangers chez qui on ne parlait pas Français et qui, une fois la porte de la maison fermée parle une autre langue. Pas la même que celle des enfants, bien sûr, sinon ça serait trop facile.Des familles qui se plaignent en permanence de devoir amener les enfants à des consultations spécialisées, de devoir les accompagner une fois par semaine à la rencontre médiatisée avec leurs parents  et j’en passe. Pourtant, elles sont défrayées pour tout. Chaque kilomètre parcouru leur est remboursé.

 Mais, à leur décharge on peut aussi considérer qu’être employé par une instituion elle-même défaillante n’est pas tous les jours simple.

Dernièrement l’ASE vient de retirer, comme ça, du jour au lendemain, un enfant à sa famille d’accueil. A mon sens ce n’était pas la pire situation et le gamin y était plutôt bien. Motif invoqué ; « trop d’attachement ». C’est sûr que ce pauvre gosse avait vraiment besoin d’une rupture supplémentaire dans son parcours…..

 

 

 

 

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16 juillet 2013

VACANCES !!!

images

vacances

Encore une semaine à faire du gras sur ma chaise d'orthophoniste et c'est le grand départ.

On m'a juré que c'était comme sur les photos; désert. Pas de téléphone, pas d'internet, pas de télé. LA PAIX.

J'ai même hésité à emmener mon mari. Mais qui va me tartiner la crème solaire dans le dos ?

 

 

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06 juin 2013

J'emm... les centres référents.

Voilà, c'est dit.

Et encore moi j'ai de la chance. Comme je crêche au fin fond de la cambrousse et que le centre est à la grande ville, loin, ça fait un peu peur aux patients d'y aller malgré les pressions de l'école et du psy scolaire.

Donc quand j'en ai un par an qui y va c'est un max. Mais cette année j'ai pété les scores; j'en ai deux qui en reviennent et là je m'arrache les cheveux, pour ne pas dire j'enrage.

Pour commencer il faudrait que mes chères consoeurs de ces centres arrêtent de se prendre pour des références, de pontifier, de se la pêter et de critiquer. Toutes mes autres consoeurs libérales disent la même chose, dès qu'un patient arrive du centre référent c'est le même cirque. On préconise toujours un changement. Ce serait trop facile d'approuver et de cautionner ce qui a été fait en libéral. Et c'est comme ça qu'on en arrive à devoir gérer des parents qui ne comprennent plus rien, qui se retrouvent en perte de confiance totale et désorientés.

Mon dernier cas en date; syndrome cérébelleux (c'est quand même pas rien). Je l'ai adressé en neuro. Puis les neuro l'ont bombardé dans la foulée au centre référent. Conclusion; il faudrait trois séances d'orthophonie par semaines (il y en a déjà deux) + psychomotricité + un petit suivi psychologique  (vous avez remarqué, y'a toujours besoin d'un peu de psy...). Alors on explique aux parents qu'il faut AUSSI aller au CMPP pour la psychomot et la psy.

C'est là que je me demande si les ortho de ces centres sont justes ignorantes ou délibérément malfaisantes, pour ne pas dire carrément malveillantes.

Pour commencer, elles doivent bien savoir comment ça se passe dans les cabinets, non? Trois séances par semaine... bien sur il va les avoir ses trois séances. Dès qu'un créneau se libère.

Ensuite elles savent parfaitement que la double prise en charge avec le CMPP n'est pas possible et que de toutes façons, quoi qu'il arrive le CMPP ne proposera jamais trois suivis (ortho+ psychomot+psycho).

Les parents sont largués, ils ne savent plus quoi faire .L'orthophoniste du centre référent elle a dit que.... Oui, l'orthophoniste du centre référent elle a la langue bien pendue. Mais ce serait mieux si elle pouvait gérer la pagaille qu'elle installe. Allez, un peu de courage les filles, ne vous contentez pas d'apposer vos conclusions péremptoires à la fin de vos super bilans, décrochez vos téléphones, appelez vos copines du secteur, les CMPP, faites le lien, organisez vous mêmes ce que vous conseillez. Vous verrez si c'est facile. 

Mention spéciale aux deux qui sont en libéral à mi temps, qui ont un cabinet à grande ville et qui utilisent le centre référent pour le remplir et y faire bosser des collaboratrices à 25/30 %.

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22 mai 2013

Non, Madame D., je ne bosse pas le weekend.

Avant, en bonne ortho super sérieuse, je me tapais mes préparations et mes compte rendus sur les weekend, jours fériés et autres.

Mais, comme dirait l'autre, ça c'était AVANT. Maintenant la donne a changé. J'ai décidé d'arrêter de me faire dévorer.

 Sauf que madame D. ne l'entend pas de cette oreille.

Au début de ce mois ci, elle m'annonce qu'elle déménage et que bien sur elle emmène son fils avec elle. Jusque là, rien d'anormal. Le fiston suivi depuis un an est en fin de rééducation, progrès phénoménaux, gamin intellignet, adorable.... bref le bonheur. Madame D. veut un compte rendu pour la future école de fiston (je dis et répète que non, non, le compte rendu c'est perso, mais après tout les gens font ce qu'ils veulent, hein). Pas de soucis, je prends le temps de tester un peu l'évolution du fiston sur les deux dernières séances avant le déménagement et demande la nouvelle adresse où envoyer le rapport. Mais Madame D., le compte rendu, elle le veut tout de suite, là, maintenant.

Et moi, méchante, contrariante, je dis "non". Je lui explique que là, c'est un peu juste vu que j'ai d'autres compte rendus à rédiger avant, des réunions et même un ou deux rendez vous perso que je ne peux pas repousser (dentiste par exemple). Donc c'est "non", pas tout de suite. Même si Mme D. me fait judicieusement remarquer qu'il y a un jour férié et que ça me laisse du temps, je ne cède pas. Elle non plus. Et hier je la trouve dans ma salle d'attente, à la veille de son déménagement, exigeant séance tenante le document.

J'ai entendu de tout; pas sérieuse, pas professionnelle, j'men foutiste.... et j'en passe. Le pire c'est que je m'en moque. Je commence à en avoir assez d'être tout le temps au taquet, d'avoir cent mille choses sur le feu en même temps. Maintenant je me ménage. Je glande le weekend, les jours fériés et quand ça me chante.

Elle l'aura son compte rendu. Le prochain créneau rédaction qui se présente je la ferai passer en priorité, parce que ce n'est pas mon genre de me venger et de la faire poireauter en réponse à ses paroles désagréables.

Mais faudra pas trop me chauffer quand même.

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16 avril 2013

Découpage hasardeux

Je viens de recevoir la lettre circulaire de la CPAM à propos du zonage des orthophonistes. Après avoir découpé le département en secteurs l’ARS attribue une sorte de note. On a donc les zones ; « sur dotée »,  « très dotée », « intermédiaire », «  sous dotée » et « très sous dotée ». Un peu comme avec les bilans orthophoniques ; +2 Ecart Type, +1, 0, -1 et -2. Ils ont fait la même chose avec tous les professionnels de santé. Pour ceux qui se retrouvent en « très sous dotée », soit à -2 Ecart Type, il y a un petit cadeau ; une aide à l’installation et une participation aux cotisations sociales.

Bien entendu, personne n’est d’accord avec ce fichu zonage. Pour ma part je me retrouve en « intermédiaire » puisque le découpage me rattache à la grande ville de mon département, située à 25 kilomètres, sans tenir compte du fait que je suis limitrophe avec deux autre départements dont les grandes villes se situent à 80 et 60 kilomètres et les premiers cabinets d’orthophonie à 20 et 30 kilomètres. J’ai pu récupérer sur internet le zonage des autres départements et je m’aperçois qu’à 2.5 km de mon cabinet, dans le département voisin, la zone est « très sous dotée ».

Je m’interroge. Que la prime me passe sous le nez, ça je m’en tape royalement. Mais je me dis qu’on a encore payé, certainement grassement,  au sein des ARS, des technocrates pour nous pondre cette dentelle, qui à mon sens n’est absolument pas le reflet de la situation actuelle. C’est toujours pareil, ceux qui se prennent la tête dans les bureaux  sont totalement coupés des réalités du terrain.

Et puis on n’a rien demandé, nous les professionnels. On les connait les zones sous dotées.

 Il fallait juste nous demander, sympa comme on est, nous les ortho, on aurait refilé les infos gratuitement.

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20 mars 2013

Libéral et maladie.

Voilà, ça arrive trois ou quatre fois par an; je suis malade. La crève. Rien de grave en soi. J'ai la cervelle remplie de coton, les neurones englués, les yeux qui pleurent, mal au crâne, le nez bouché et je suis épuisée. En plus, pour tout arranger un autre souci bénin s'est glissé par dessus qui demande une haute dose d'antibios..... On vous serine que les antibios ça ne fatigue pas. J'ai du mal à le croire.

On fait quoi quand on est en libéral dans ce cas ?

En premier, comme on se prend pour Zorro, qu'on se croit indispensable, qu'on est pétri de scrupules on se sort du lit à coup de pieds au c... et on se traine au cabinet avec une gueule de lapin en phase terminale de mixomatose, histoire de bien faire peur à tout le monde. Au bout de deux heures, ça devient intenable. On a confondu Enzo et Théo, l'un s'est presque retrouvé à faire des exercices de déglutition alors qu'il venait pour un trouble de la lecture. "Au secours l'ortho est devenue folle".

Le téléphone a sonné, on a à peine raccroché qu'on ne sait plus qui a appelé et pourquoi.

C'est le jour que choisit la maman de Léa pour faire le point sur la prise en charge. L'ortho tombe à genoux, les mains jointes "pitié, on verra ça la semaine prochaine, promis".

Bien entendu, la maman de Cloé veut son compte rendu là tout de suite. Il est quelque part dans l'ordinateur, mais où, bon sang de bonsoir?

Au bout de deux heures à ce rythme, l'ortho capitule. Reste à annuler une grosse journée (une épreuve) et à rentrer se farcir des daubes à la télé, histoire de bien achever des neurones déjà mal en point, vautrée sur le canapé en espérant que demain sera un autre jour.

Mon médecin est à vingt bornes, mais le véto est juste en face de chez moi, vous croyez qu'il pourra faire quelque chose pour moi ? Pas en état de prendre la voiture...........

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19 mars 2013

Do you speak english ? (Où le cauchemar de l’anglais pour les enfants « dys » et les autres…)

Une petite question, pour commencer, à ceux qui maitrisent l’anglais ; est-ce ce que vous avez appris à l’école qui vous permet de vous en sortir ou plutôt l’anglais que vous avez pratiqué au cours de voyages ou d’expériences diverses ? En ce qui me concerne, c’est plutôt la seconde option. Même si j’étais bonne élève, l’anglais, ça me gonflait sérieux. Et puis la vie a fait que j’ai vécu, adolescente dans des pays anglophones, et là, tout de suite, au retour dans la francophonie, au collège et au lycée, ça a tout changé.

Cette dictature de la langue étrangère qui commence maintenant dès la maternelle me gave de plus en plus. Mais c’est surtout pour les enfants en difficultés que c’est dramatique. Ils ont déjà du mal avec leur langue maternelle, en ont parfois déjà deux quand ils sont de parents étrangers, et on leur demande d’en ingurgiter une autre. J’en ai vu défiler des paquets, qui tentaient de compenser leurs handicaps en Français, qui ramaient comme des bêtes, qui arrivaient à remonter leur moyenne, et qui au final déboulaient dans mon cabinet malheureux parce que leur moyenne générale était effondrée à cause de l’anglais. J’en vois encore d’ailleurs ; pas plus tard qu’aujourd’hui.

C’est aussi assez peu gratifiant pour les professeurs de langue de se trimballer des wagons d’élèves qui sont là comme dans la charrette de la guillotine.

C’est peut être un vrai combat à mener auprès de l’éducation nationale. Je sais qu’il y a des parents d’associations d’enfants « dys » qui tentent de bouger dans ce sens mais c’est pas gagné.

Dans les pays anglo-saxons on a le choix. On n’est pas obligé d’apprendre une autre langue.

 

 

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