Orthophonie. Desperate orthophoniste.

10 mars 2016

Bien dit !!

Lettre d'une enseignante un tantinet désabusée.

« Madame la ministre,

Mes élèves à moi apprennent à dire « wesh », « nique », « encule », « salope » dès le primaire.
Mes élèves à moi grandissent très souvent dans des familles où les parents ne parlent pas français, et où le summum de la réussite consiste à passer manager chez KFC.
Mes élèves à moi n’écoutent pas Boris Vian et Desproges, ignorent l’existence de Bach et Mahler. Mes élèves à moi n’ont droit qu’à Booba, La Fouine, Orelsan et Gradur.
Mes élèves à moi doivent passer dix minutes sur chaque vers de Du Bellay pour espérer comprendre quelque chose. Parce que leur référentiel principal, c’est Nabila et Touche pas à mon poste.
Mes élèves à moi poussent dans un environnement où les filles doivent dès la 6eme s’habiller et se comporter en bonhommes, ou se voiler, si elles veulent avoir la paix. Mes élèves à moi découvrent le porno bien avant d’avoir la chance de rencontrer Balzac.

Nos élèves, madame la ministre, comprennent que s’ils veulent s’en sortir, accéder aux postes que leurs talents et un travail acharné leur feraient mériter, ils doivent d’abord se défaire de leur codes vestimentaires et langagiers, découvrir les pronoms relatifs, atteindre le pluriel et le passé simple, se reposer sur le subjonctif. Ils savent, croyez-moi, madame, que si je m’escrime à leur faire répéter dix fois une phrase avec la bonne syntaxe et le ton juste, c’est parce que je refuse que nos lâchetés et nos faiblesses fassent d’eux ce que la société imagine et entretient : des racailles, des jeunes privés d’avenir car privés d’exigences, de langue, de style, de beauté, de sens, enfin.

Nous luttons quotidiennement au milieu de nos gosses de REP et REP+ contre les « salope ! », « sale chien ! », « tu m’fous les seum ! ». Nous luttons pour leur donner une noble vision d’eux-mêmes quand tout pousse au contraire à faire d’eux des êtres hagards, décérébrés, violents. Nous tentons de leur transmettre le Verbe, dans un monde qui ne leur offre qu’Hanouna et Ribéry. Nous ne passons pas nos journées à jouer les thuriféraires de la pensée unique, rue de Grenelle, nous. Nous ne nous faisons pas de courbettes entre deux numéros de cirque à l’Assemblée Nationale. Nous avons les pieds dans la boue, une boue qui nous donne quelquefois la nausée, tant nous sommes seuls, et isolés, et décriés, tant notre tâche paraît ridicule et vaine.

Quand donc, à la radio, madame la ministre, vous lâchez votre « bruit de chiottes », en bonne petite bourge qui ne voudrait pas avoir trop l’air d’être loin du petit peuple, qui ne voudrait surtout pas faire le jeu de cet abominable élitisme dont tout le monde sait que notre société crève, n’est-ce pas, quand donc vous vous soulagez verbalement, ce n’est pas tant votre fonction que vous abîmez : c’est notre travail auprès des élèves, nos mois d’épuisement et leur espoir, nos années de travail et leurs efforts, nos séances passées à essayer de leur dire que ce n’est pas parce que ce monde-ci est laid qu’il faut lui ressembler.

Vous avez réussi, en quelques mois, à démontrer avec éclat votre conformisme, votre arrogance, votre paresse intellectuelle. Nous n’ignorions rien de tout cela. Désormais, nous savons que vous êtes aussi vulgaire. On ne vous mettra pas de 0/20, puisque vous avez aussi décidé que l’évaluation, c’était mal, péché, Sheitan, vilainpasbeau. Vous aurez simplement gagné le mépris absolu de milliers d’enseignants qui bien souvent, eux aussi, quand ils sont un peu à bout, aimeraient en lâcher une bonne grosse bien vulgaire, en classe, mais se retiennent, par souci d’exemplarité. »

Je crois que l’on ne saurait mieux dire… n’hésitez pas à faire suivre ce message à vos amis !



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18 février 2016

Marisol a encore frappé.

"Nous allons annoncer [ ..] que nous mettons en place un congé maternité, rémunéré, pour les femmes médecin libéral."

"Sont concernées celles qui ne pratiquent pas de dépassement d'honoraires, ou bien qui se sont engagées à les limiter via un contrat d'accès aux soins [CAS]. Environ 15.000 femmes en âge de procréer pourront bénéficier de cette mesure, qui est une demande ancienne et récurrente des syndicats de médecins, notamment de MG France", a expliqué Marisol Touraine aux Echos.

"Ces femmes pourront avoir des indemnités journalières, qui représenteront jusqu'à [ ..] 3.100 euros par mois, pendant trois mois", a précisé la ministre sur France 2.

"C'est important en termes de rémunération, c'est surtout important en termes de reconnaissance, qu'une femme médecin, installée en libéral, doit pouvoir accomplir son projet de famille, son projet de grossesse, sans avoir de préoccupations financières".

Quid des infirmières, des kinésithérapeutes, des orthophonistes ? Elles ne "procréent" pas elles ?

Et ça se dit socialiste, égalitaire.....

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28 janvier 2016

Tiers payant pour les nuls

Quelques éléments pour aider à comprendre pourquoi beaucoup de professionnels de santé refusent le tiers payant.En ce qui me concerne je le fais, vu la population qui fréquente mon cabinet ; interdits bancaires, chômeurs, adhérents à la CMU et un petit lot de mauvais payeurs. Résultat des courses ; 2271.51 € d’impayés sur l’exercice 2015 et cela rien qu’avec les mutuelles.

 Remontons à la genèse. Au départ il y a les mutuelles, la plupart regroupées dans des centrales de paiement telles SP Santé, I Santé, Carte Blanche et consorts. Pour que le Tiers Payant soit possible il faut signer une convention avec chaque centrale et intégrer leurs tables de conventions dans notre logiciel de gestion. En général, ces tables sont intégrées automatiquement par l’éditeur du logiciel, ce qui nous évite des manipulations et des saisies informatiques à n’en plus finir. Jusque-là, on est au pays de Candy, c’est simple ; tu télétransmets et les factures sont « routées », ce qui doit être payé par la Sécu va à la Sécu etc.. Mais on ne va pas se réjouir trop vite, de gros nuages vont venir s’amonceler sur ce paysage de rêve.

 Cas 1 ; le patient qui n’a pas renouvelé sa CMU. Tu télétransmets et PAF ; rejet. On peut faire valoir que c’est la date de l’ordonnance ou de la DAP qui prime. Après un bras de fer avec la sécu on finit par obtenir gain de cause (compter trois mois en moyenne et du temps perdu en courriers et coups de fil divers). Pour éviter ce genre de problèmes il faut penser à vérifier régulièrement les droits des patients.

Cas 2 ; l’ALD. Ici peu de risques. Sauf que souvent le médecin oublie de faire la prescription sur l’ordonnancier bi zone et qu’il faut la faire refaire. Etre vigilant aussi sur la période d’ouverture des droits car certains « oublient » de demander leur renouvellement, d’où un rejet de paiement pour 40% des soins.

Cas 3 ; les nomades de la mutuelle. Ceux qui changent sans arrêt et qui ne le signalent pas. En ce moment avec les mutuelles d’entreprises c’est la valse et il y a intérêt à être super vigilant. Si on rate son coup, que la mutuelle paramétrée dans la fiche patient n’est plus bonne, on est lancé dans un truc de dingue. Prévoir un thé, des biscuits, un téléphone bien chargé et une imprimante en état de marche. Vous risquez d’avoir aussi besoin d’aspirine, et pour les plus fragiles un peu de lysanxia ne serait pas de trop. Si vous êtes adepte du yoga vous aurez un avantage non négligeable sur vos confrères et consœurs.

Dans un premier temps il faut redemander au patient de fournir ses attestations. Puis demander à la nouvelle mutuelle de payer. On ne peut plus le faire de manière informatique. Alors il faut envoyer les justificatifs, par la poste, par mail, attendre, téléphoner, relancer, renvoyer les papiers qui ont mystérieusement disparu du service, arriver à avoir un interlocuteur qui semble valable mais ne jamais pouvoir le joindre par la suite pour cause de ; maladie, RTT, congés annuels, machine à café, réunion……

Et un jour, peut-être, on est payé. SP Santé a le chic pour faire trainer un max et arriver à la date butoir au-delà de laquelle on ne peut plus engager de réclamations. Quand le patient est encore en soins on peut toujours se débrouiller avec lui, le faire payer et lui demander de se démerder lui-même avec sa mutuelle. Mais quand c’est une fin de soins, un déménagement…. C’est mort.

 

Tout ça, c’est du temps, de l’énergie que l’on ne consacre pas à faire notre boulot d’orthophoniste. Parfois on laisse couler, raz le bol. Mais à la fin de l’année notre ordinateur se charge de nous rappeler tout ce qu’on a laissé filer, par manque de temps, d’énergie, complications administratives…Avec mes indus de l’an dernier je paye au choix; trois mois de retraite, deux trimestres d'URSSAF, une semaine aux Seychelles, deux paires de Louboutin....

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20 janvier 2016

Ecolo

Manger bio fait grossir, la preuve

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18 janvier 2016

Le futur c'est maintenant.

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On a tenté de nous faire croire, que les médecins, ces gros nantis égoïstes ne voulaient pas faire le tiers payant parce que d'une part ils avaient peur de ne pas être payé et que d'autre part c'était trop de boulot. Bref des affreux capitalistes près de leurs sous et fénéants. Marisol a fait une retape de tous les diables, qui n'a convaincu personne. Il y a un mois je l'ai entendue un matin à la radio, alors que j'étais au volant, j'ai failli finir dans le fossé. Elle soutenait que cette mesure du tiers payant généralisé était une mesure d'égalité sociale puisqu'elle permettrait aux patients affiliés à la CMU et ceux en ALD (100%) de ne pas avancer les frais de la consultation. Je me suis demandée si c'était de la connerie pure, de l'ignorance ou de la mauvaise foi. En tous cas une chose est sure c'est que le journaliste qui la recevait lui était un ignorant qui avait mal préparé son dossier puisqu'il a gobé ces arguments bidons.  Comment une ministre de la santé peut elle ignorer que les cas qu'elle cite bénéficient déjà du tiers payant ? Et ceci depuis de très très nombreuses années. Elle a quand même du en croiser un ou deux dans sa vie non ?

Avant d'aller débiter de telles stupidités on se renseigne. Tout le monde sait que cette loi santé va permettre à terme de privatiser de plus en plus la médecine, d'inféoder les médecins, les cliniques, les professions médicales et para médicales aux grosses compagnies d'assurances et aux fonds de pensions. Pour faire court, nous allons devenir, au même titre que notre carrossier, des professionnels agréés par les assurances. Il faudra signer des conventions avec eux (je vous fai remarquer que ça a déjà commencé) pour que nos patients soient remboursés. La sécu, à bout de souffle, se désengagera petit à petit, en ne remboursant plus que 50 % pour commencer, puis de moins en moins.  Le citoyen lambda n'y verra que du feu puisque de toutes façons il n'aura pas payé. Et ils sont tellement peu ceux qui prennent le temps d'examiner les décomptes que ça passera comme une lettre à la poste.

En faisant un peu de science fiction on peut même imaginer un monde dans lequel la sécu, en avançant je ne sais quel prétexte (toujours à l'avantage des professionnels, bien sur) déciderait de transférer totalement certaines "compétences " entièrement aux assurances. Comme l'orthophonie par exemple. 

Science fiction, vraiment?

 

 

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11 janvier 2016

Tristesse.......

https://www.youtube.com/watch?v=AeQKUIZXDzc

Merci à Yannick Noa, Christophe Maé, Zaz, Zazie, Patrick Fiori et consorts

de s'abstenir de nous pondre un album hommage. Ayez pitié de nos oreilles et respectez

ce grand artiste en vous retenant de massacrer son art. Oui, je sais la tentation est forte.

Normalement Bowie a eu l'intelligence de mettre ses droits à l'abri de ce genre de prédateurs, mais

on ne sait jamais.....

 

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05 janvier 2016

Vive Vigie Pirate

Voilà enfin le truc que l'éducation nationale attendait depuis longtemps pour flanquer à la poubelle la fameuse circulaire autorisant les sorties sur le temps scolaire pour les soins, dont l'orthophonie fait partie; VIGIE PIRATE, ETAT D'URGENCE.

Portes bouclées à 9h, réouvertes à midi, rebouclées à 13h30 et réouvertes en fonction, pour certaines écoles dès 15h45. Mais en attendant, "confinement" et plus de sorties. Je n'ai même pas cherché à négocier. Si les instits s'imaginent que je vais bosser jusqu'à 20h parce qu'ils retiennent les gosses en otage, ils se fourrent le doigt dans l'oeil.

Le résultat c'est que j'en vire un paquet cette semaine pour les remplacer par des adultes en attente ou des tout petit qui ne sont pas encore scolarisés. Et ça m'arrange... mais d'une force..... vous n'imaginez même pas. Et l'école du coin de me téléphoner indignée parceque voilà, les enfants en difficulté, et blabla et blabla.

Quand je vous disais que pour l'éducation nationale nous sommes des prestataires de service corvéables à merci. On ne te laisse pas le gamin à 15h30 alors démerde toi pour le prendre à 18h ou 19h.... Ben non. Je me fous des consignes venues d'en haut, de la paranoïa galopante et de tout le tremblement. Ceux qui nous ont rebattu les oreilles avec leur "même pas peur" seraient ils en train de faire dans leur culotte ?

Croire que ces mesures peuvent empêcher quoi que ce soit, c'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles. Sans vouloir affoler les populations, il serait bon de rappeler que le Bataclan était gardé par des vigiles et les portes fermées pendant le concert... on a vu le résultat. Si un ou deux abrutis armés de kalach décident de se faire une école ils y arriveront sans problèmes, malheureusement. Et puis les écoles de mon coin... un trou perdu dont Daesh ne soupçonne même pas l'existence.

 

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16 décembre 2015

Mon beau sapin.

 

La polémique fait rage ; y aura t’il, non pas de la dinde, mais un sapin à Noël ?

Pour le parvis de Notre Dame à  Paris, c’est plié ; c’est non.

Ailleurs c’est laissé à la discrétion des maires et autres têtes pensantes de notre démocratie en déconfiture.

En ce qui me concerne il y aura, et il y a déjà, d’ailleurs, un sapin dans ma salle d’attente et plein de déco à la noix sur mes fenêtres. Ce n’est pas l’antre du père Noël mais ça y ressemble.

Je suis catholique, à peine pratiquante, mais je tiens à mes traditions, fussent-elles dévoyées par coca-cola et héritées de je ne sais quelle foutue fête Egyptienne en rapport avec le solstice d’hiver.

 

Il y a bien une ou deux cul pincée qui a eu des velléités de mettre son grain de sel en me rappelant que « la laïcité  et toussa et toussa… ». J’ai répondu que je considérais mon cabinet comme un lieu privé et donc sous le coup de MA loi. J’ai fait remarquer que je ne les avais jamais vu pincer les lèvres devant les mères de mes petits patients voilées et que pourtant c’était pareil ; la laïcité et toussa et toussa. Chez moi, il n’y a pas deux poids deux mesures ; le voile cohabite avec le sapin. Même si je préfèrerai quand même me passer du premier. Mais je fais avec.

Quand elles vont chez leur « énergéticienne » ou autre pro bizarre qui leur fait du bien (moi aussi d’ailleurs, j’y vais), elles ne râlent pas contre les statues de Bouddha, Ganesh et autres qui ornent souvent ce genre de cabinets. Sans parler de l’odeur d’encens… D’ailleurs, comme j’ai du mal à supporter, j’ai demandé à mon kinésio pourquoi ça puait comme ça chez lui. Il m’a répondu que l’encens servait à nettoyer les mauvaises énergies. C’est un genre de Mr Propre, quoi. Faudrait que j’essaye…

 

 

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01 décembre 2015

Le monde ..... en vrac.

 

Le soir du 13 Novembre j’ai eu la peur de ma vie ; un de mes trois enfants vit à Paris et, bien entendu, ce soir-là impossible à joindre car sa batterie était à plat. J’ai essayé de rester zen, du moins autant qu’on le peut dans ces circonstances.

Enfin à trois heures du matin, alors que je faisais les cents pas en face de mon poste de télévision, un bip réconfortant s’est fait entendre sur mon portable ; « j’avais plus de batterie, j’ai mis du temps à rentrer chez moi, ici c’est le b…., je me couche et t’appelle demain ».

Devant ma télé j’ai eu une pensée pour tous ces parents qui eux ne recevraient pas ce type de message. A ces milliers de parents, frères, sœurs, conjoints, grands-parents, amis qui espéraient, comme moi je l’ai fait, ce coup de fil qui pour eux ne viendrait pas.

Le weekend passé à essayer de comprendre devant le poste, prise dans une stupeur que tout le monde a partagée, j’imagine.

Le lundi, pas envie de faire ma minute de silence toute seule, comme une cruche, dans mon cabinet. J’ai donc trouvé une petite entreprise à côté qui a accepté de m’accueillir pour partager ce moment.

Tout a été dit, dans les journaux, à la télé, par l’homme de la rue et nos politiques. Tout a été dit et même le pire, surtout le pire. Je ne peux pas accepter qu’un premier ministre nous sorte que c’est comme ça, que  maintenant il va falloir s’habituer.

Je n’ai pas envie de m’habituer, pas envie de proposer ce monde-là à mes enfants. J’ai abandonné mes lectures orthophoniques pour me plonger dans d’autres livres ; essayer de comprendre par tous les moyens comment on en est arrivés là. Comment tout le monde savait et comment personne n’a rien fait.

 

Une consœur m'a prêté ce livre qu’elle fait circuler partout, j’ai donc eu deux jours chrono pour le lire. Intéressant mais aussi désespérant. En refermant le livre je me suis dit qu’on était foutus.

 

 

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